inactualités et acribies

La Mèche lente reprend le flambeau

11 Avril 2021 , Rédigé par pascale

 

 

Quelle belle annonce, en ce dimanche de la Quasimodo (quasi modo) autrement nommé aussi dimanche de Pâques closes (ou close, c’est admis) : la revenance des Éditions La Mèche lente ! dont quatre livres furent, ici même et en leur temps, par moi célébrés* inconditionnellement. Soumise aux vents mauvais des temps qui prétendent chérir lecture et littérature mais servent toujours la même soupe — les mêmes parutions aux mêmes moments sur les mêmes étals dans toutes les librairies de France — La Mèche lente dut combattre bien des difficultés et ne compter que sur elle, ce qu’elle fit avec l’obstination des passionnés. Disons pudiquement que les obstacles ne se sont pas dissous mais qu’une insistance à toute épreuve – il y en eut – finit par l’emporter. Remercions sans limite Vincent Dutois pour sa pertinacité.

Mode d’emploi. Sur le nouveau site – élégance, simplicité, sobriété – vous trouverez : les titres toujours disponibles à la commande ; un indisponible et un absent (respectivement Cadastre des misères de Vincent Dutois – La déportation des morts de Victor Fournel, pour lesquels vous pourriez formuler une requête de réédition, mais … je n’ai rien dit) ; et le premier de la nouvelle livraison, le bien-nommé Bagage premier de Gérard Chaliand, voyageur-lecteur-engagé sur les terrains de guerre et déjà auteur, dans la même maison, de Le vent du hasard. Il faut aller voir et lire les présentations, s’abonner pour avoir les nouvelles. Commander à des conditions très douces. Indiscrétion : on nous promet, à venir, un ouvrage insoupçonné, saisissant, poivré – salé … Vous en apprendrez le jour et l’heure, par exemple, par une notification dans votre boîte à lettres électronique pourvu que vous ayez laissé votre adresse.

Les mots de l’Accueil disent tout. Les éditions La Mèche lente, à rebours des engouements communs et fugaces, aiment les écritures soignées des textes méconnus, oubliés, ignorés, délaissés. Nous aussi.

Il se peut que les plâtres de la Maison ne soient pas tous secs, aussi, quelques petites modifications sur le site pourraient advenir, rien de grave :

 

https://editionslamechelente.fr/

 

 

 

* Ici et par ordre chronologique : Denis Montebello qui, à partir d’une brique du IIème siècle, nous en conte de belles ! 21 Février 2018. Ce vide lui blesse la vue.

Louis Dubost cultivant ses légumes philosophes dans la joie : 26 Avril 2019. Diogène ou la tête entre les genoux.

Victor Fournel disant vertement son fait au préfet Haussmann, le tout à la pointe de l’élégance : 12 Mai 2019. Les entreprises funèbres d’un affairé Préfet. (La déportation des Morts)

Vincent Dutois dissolvant toute misère dans une écriture sublime et en fait de l’or : 16 Juin 2019. « il se peut que la vie ordinaire grinçait déjà » (Cadastre des Misères)

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