Top articles
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Passerelle
Pour celui qui vint un soir je mis un crayon dans le creux de mon crâne taillai sa mine d’or et trouvai le filon dessinai un carré où planter des étoiles isocèlement * un ange qui tout mélange verse des flocons dans le flacon le secoue avec fracasserie...
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Nous sommes irréversibles
Jamais la nuit ne se retourne sur le chemin de son matin. Sous l’aile bleue d’un papillon, passent à l’envers saisies par le néant jetées loin de tout les nuées. Ouvrez les montres et les horloges Délivrez-nous du temps Dans les mots arides poussent des...
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Effleurements
chat enroulé dans ses moustaches cache ses yeux * la longue tristesse d’une voie d’eau chemine à plaine se noyer l’arbre bleuit de froid * poète, prends ton pinceau pose de grands aplats sous le ciel caillebotté * grains de misère sur un rayon de lune...
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Parole tenue
Je m’étais engagée, le 7 décembre de l’an passé*, à rediffuser, sine die et au plein gré de mon bon vouloir, quelques billets consacrés à des livres remarquables qui pourtant ne furent pas remarqués. J’insiste : remarquables par leur écriture, c’est parfaitement...
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le dit des mots d'émoi
Il me suffit d’être quelque part Pour contredire ma solitude. * Mon écriture est fatiguée ce soir Faut-il donc la contraindre plus que moi-même, hurler dans le silence que le silence est mille fois trop bruyant. Incarnato est la couleur de mon cœur qui...
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Les Premiers Matins du Monde
Prendre un peu de terre et d’eau Les présenter au feu après les avoir sculptées Tendre ses mains au monde Dans le désir d’Harmonie, ouvrir les portes de la Nuit Devenir l’Aurore. Cypris, déesse du Premier jour Genèse. Ramasser un peu de poussière au sol....
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varia, analecta, spicilèges (6)
--- petit message personnel --- Le hasard de la sérendipité m’apprend que je suis une sorte de « saumon noétique » (l’animal aquatique ayant le flair, l’odorat et la mémoire des odeurs originelles, les plus extraordinaires sur notre terre) l’image est...
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Reprenons nos Ân(imal)eries,
(les expressions de l’été, 7ème) là où une balade aléatoire, mais fort bornée – aux seules exigences de la philosophie et de la littérature – accosta il y a quelques jours. Devant nous un bourriquet, grusinant les fleurs de rhétorique à pleine dents....
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La brièveté d’une île
L’italien isola a ma préférence, parce qu’il tient l’isolement comme une condition, une définition, et aussi parce qu’il permet cet art si poétique d’aménager les mots au plus juste sans les quitter pour autant. Je pense à ce délicieux angolino, sans...
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préférer les légendes
Le fidèle Pausanias aimait par-dessus tout de tels moments. Son maître sourit un peu, dans une grande douceur. Comme s’il tenait toute vérité de sa haute silhouette inspirée. Pouvait-il croire que cette délicatesse passerait les âges? Même brume légère...
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écrire comme ils peignent
Leonardo. Il multiplie les esquisses, les brouillons, n’en finit pas d’achever, ou plutôt d’inachever ses tableaux. L’incertain, l’indéterminé, l’indéfini, l’informé sont sa forme. Il essaie des contours, des lignes, les abandonne, y revient, comme autant...
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Point de suspension...
C’était au dix-huitième étage d’un hôtel luxueux, étage réservé à cause de son point de vue aux consommateurs nonchalants, ou aux hommes d’affaires, en raison cette fois de son confort. Dehors la chaleur est toujours pesante, je me dis que le ciel baudelairien...
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L’éblouissante faconde de la langue verte.
Ce texte procède d’un recollement : la reproduction à l’identique de la « présentation » que je commis un jour – répondant à la demande hasardeuse d’une hasardeuse réédition sans gloire ni succès – d’un livre (pourtant) fort réjouissant de Pierre Devaux,...
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« Fiat Lux »
ne veut pas dire « et la lumière fut » mais « que la lumière soit ! ». Ce qui éclaire autrement une idée cependant similaire : à l’origine était la nuit, l’ombre, l’obscurité, les ténèbres, mais réserve deux interprétations : d’une part, l’arrivée de...
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Transports philosophiques (2) ou le bateau-école
A l’époque de Socrate, Aristippe et Diogène, il faut imaginer des bateaux croisant dans le Bassin méditerranéen chargés d’hommes, de marchandises, d’animaux aussi, du moins pour ceux qui assurent le transport et le commerce. S’y ajoute la flotte de guerre,...
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Broquille du dernier jour d’Août.
Un préfet bas-normand réunit à Saint-Lô et en vue des intérêts du peuple, aussi dans les villes environnantes du Cotentin, des groupes d’hommes en vue de réfléchir et trouver les remèdes les meilleurs pour la santé publique. C’est « comme qui dirait »...
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et pendant ce temps, je lis encore
Un homme libre Il était seul, ce soir-là. Seul à être authentiquement lui-même, mais sans pouvoir, sans force. Ceux qui, comme lui, avaient accepté de participer au jeu de la parole publique, étaient bien mieux armés, ils avaient tant à dire ! on les...
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Analecta, varia et autres spicilèges (5)
La synapse , figure de l’immense et fine configuration de notre cerveau par contacts entre neurones, nous en posséderions … un million de milliards ! * Un terme dont on s’étonne que Freud ne s’en soit pas emparé, lui, si épris de l’ancienne langue grecque...
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Quasimodo
en quelque sorte ou presque de la même façon, « quasi modo » réservé aux retardataires des fêtes pascales auxquels on concoctait une cérémonie de substitution le dimanche suivant … à une époque où la ponctualité se réglait avec le soleil le jour, les...
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Mélanges, miscellanées, miettes - 24.
La Boétie qui a toutes mes attentions en ce moment*, emploie ce joli mot anéanti par les siècles, Maulvaistié pour évoquer des pensées ou sentiments mauvais. *cf le précédent billet * Et de Saint-Evremond qui jamais ne me quitte : « … ne rejetez rien...
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le cru et le recuit
Je ne me savais pas cannibale. Carnivore oui, omnivore d’abord. Mais cannibale, non. Aussi de tous les mots –et maux– dont on m’affuble, suis tombée, il y a peu, sur celui de sarcastique. Et pratiquant la rumination pourtant réservée aux herbivores, par...
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Analecta, varia et autres spicilèges (2)
Il faut bien que toutes les horreurs du monde enfantent des printemps si nous voulons durer au-delà du chagrin. Guy Boley – Fils du feu * Dans mes lectures pérégrines et constantes de Ponge les plus récentes, je rencontre, troublée par mille vibrations,...
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Les deux infinis pascaliens
Nous n’aurions jamais dû nous éberluer d’apprendre que tout ce qui existe est composé d’atomes – ces petites particules de matière, insécables à l’échelle de la physique des Grecs antéplatoniciens qui l’avaient déjà compris, démontré et écrit ; mais,...
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... suite du portrait de Charles
Il fut quand même embastillé deux fois. Puis, sorti de France définitivement. Histoire banale du pouvoir de ceux qui n’aiment pas qu’on les chicane ou qu’on médise. Pourtant Charles de Saint-Evremond n’a rien d’un extrémiste, qu’on en juge : éduqué par...
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la cire, l’enfance, et la métaphysique.
Des Pays-Bas, Descartes dit à plusieurs reprises dans ses Lettres, près de trente ans avant Saint-Evremond, qu’il y goûte d’abord la liberté et l’innocence. Que le plaisir de voir des grands vaisseaux accoster à Amsterdam avec leurs cargaisons de raretés...
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